25/09/2016 - Poème

La lampe du Sanctuaire


Quel est ce feu sacré qui brille avec mystère,
Et répand ses lueurs dans l’ombre du saint lieu ?
Est-ce l’œil enflammé d’un archange en prière,
Qui contemple ravi, la majesté de Dieu ?

C’est la lampe du sanctuaire,
Qui brûle à l’autel nuit et jour :
Doux symbole de la prière,
Suave emblème de l’amour.

La lampe de l’autel nous instruit par sa flamme ;
Elle dit : Adorez, implorez à genoux ;
Il est là, le trésor et l’amour de votre âme,
Jésus, son bien-aimé, son adorable époux.

Adorez avec foi le Dieu du Tabernacle,
L’agneau, le bon Pasteur, le doux Emmanuel,
Le Rédempteur vivant, le vrai pain du miracle,
La lumière du monde et la splendeur du Ciel.

Une étoile autrefois apparut aux rois mages,
Et conduisit leurs pas au berceau du Sauveur.
O lampe, ta lumière appelle mes hommages
Pour le Maître des rois, qui demande mon cœur.

Le monde est une mer sous un ciel plein d’orage,
Et je crains ses écueils, le naufrage et la mort ;
Mais de ton feu sacré la clarté sans nuage,
Comme un phare béni, me désigne le port.

O lampe, comme toi, que mon cœur se consume ;
Qu’il brûle de ferveur en présence de Dieu ;
Qu’il ait la bonne odeur de l’encens qui parfume,
La douceur de ton huile, et l’ardeur de ton feu.

Pendant les longues nuits, quand notre âme sommeille
Dans l’obscure prison de notre corps mortel,
Tu brilles devant Dieu, pour moi ta flamme veille...
Ah ! dis-lui mon amour, mon amour éternel !

Chanoine J. Richard