21/09/2016 - Le Credo


La proclamation du Credo clôture la liturgie de la Parole. Ce que l’on vient de nous enseigner, nous y croyons de toute notre âme ! Tel est le sens du Credo.

Dès le début du christianisme,  un acte de foi était exigé pour recevoir le baptême. Il devait être assez court, semblable à celui que reçut, de l’officier éthiopien, le diacre Philippe : « Je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. » (Ac 8, 37).

Mais la foi chrétienne se heurta rapidement à des erreurs. Il fut donc nécessaire de se préciser, de se définir. Ainsi furent rédigés les Symboles. Ils sont « les règles de notre foi », comme on disait en Afrique au IIIe siècle ; ils sont le résumé, les signes concrets de notre croyance.

L’antique Symbole des Apôtres ne suffit point quand les grandes hérésies du IVe siècle mirent en cause la nature du Christ et les trois personnes divines ; aussi, en deux Conciles, Nicée, 325, Constantinople, 381, fut établi le texte d’un symbole plus complet, celui que nous chantons en grégorien.

C’est à Antioche, puis à Constantinople que l’usage s’établit de l’insérer dans la Messe ; de là il gagna l’Espagne, la France et l’Allemagne, Rome enfin où il fut admis dans la liturgie peu après l’an Mille.

De nos jours, le Credo est réservé aux Messes du dimanche et à celles des grandes fêtes.  Depuis la restauration liturgique demandée par le Concile Vatican II, le prêtre et l’assemblée le chantent d’une voix unanime.

 « Faites retentir le Credo, ordonnait en 589 un concile de Tolède, afin que, par ce chant, la foi véritable s’affirme avec éclat et que l’âme du peuple catholique, recevant sa croyance, se prépare à recevoir la communion du corps et du sang du Christ. »