05/11/2016 - La Messe : Chemin de rédemption

   
   Tourner son regard vers la Croix et s’unir au Christ 
La Messe est le renouvellement du sacrifice de la croix, le mémorial de Pâques du Christ et un banquet sacré. Même si nous évoquons la mort de Jésus qui a été flagellé, couronné d’épines et crucifié, la Messe n’est pas une célébration morbide. L’Eglise, qui a reçu la mission de perpétuer ce sacrifice, fait de la mort du Christ une fête, une célébration de joie et de paix. 
Cette optique doit imprégner la vie du chrétien. Le christianisme n’est pas une religion de mort, mais de vie. En effet, unies à celles du Christ, les souffrances du chrétien ne sont pas sans espoir. Elles se mêlent à la Passion du Christ, comme la goutte d’eau se mélange au vin lors de la Présentation des dons. Par cette union, les souffrances deviennent « glorieuses » et rédemptrices. 
Par delà la Passion, la Messe nous conduit sur le chemin de la résurrection. Chaque dimanche, c’est le mystère pascal que nous célébrons, la mort et la vie du Christ ! Chaque Messe est une Pâque, un passage de la mort à la vie, une anticipation de notre vie future. Dans ce sens, accepter de souffrir (Offrande des contrariétés quotidiennes) et de mourir (Renoncer aux futilités) avec le Christ, c’est déjà ressusciter avec Lui. La Messe nous applique les fruits de la passion du Christ et sa première conséquence est la vie bienheureuse qu’il nous promet. La communion, union au Christ, nous assure cette immortalité. « Celui qui mange ma chair a la vie éternelle ». 
Tourner son regard vers la Croix pour apercevoir l’aube de la résurrection 
La croix, instrument de supplice, est devenue symbole de vie et de victoire. Elle est omniprésente dans les églises : sur l’autel, sur la pierre d’autel, sur les ornements... Le signe de la croix est fait à plusieurs reprises au cours de la célébration : au début et la fin, à l’évangile, et à la consécration. 
Ce qui est le plus important sur un autel, ce n’est pas le tabernacle, c’est la croix. On peut célébrer la Messe sans tabernacle, mais pas sans croix ! Si la messe est célébrée face aux fidèles, la croix rappelle que le prêtre n’est pas au centre de la célébration, mais qu’il doit s’effacer devant le mystère qu’il actualise. L’autel n’est pas une simple table, il représente symboliquement le Christ, pierre angulaire, victime offerte pour le salut du monde. 
L’introduction du Missel romain (Edition 2002), rappelle simplement cette évidence : " 308. De même, sur l'autel ou à proximité, il y aura une croix, bien visible pour l'assemblée, et portant l'effigie du Christ crucifié."