11/11/2016 - Est-ce si difficile ? (Message d'un fidèle)


J’ai assisté à des dizaines de Messes dans des endroits variés : paroisses, sanctuaires, cathédrales... Le constat est souvent douloureux ! Dans la grande majorité des cas, je m’aperçois que les prières de la Messe sont adaptées et que des gestes liturgiques sont tout simplement omis ou transformés. La plupart des fidèles sont habitués à ces célébrations et s’imaginent que cette situation est normale. Chaque prêtre, certainement de bonne foi, y va de son complet. Ainsi, récemment, alors que j’assistais à l’Eucharistie, le prêtre a utilisé dans la Prière eucharistique l’expression « êtres humains » pour ne pas dire « hommes » sans doute jugé trop exclusif. De fait, plus largement, le mot « femme » est continuellement accolé au mot « homme » pour n’exclure personne. Dans ce cas, la méconnaissance du français s’ajoute au bricolage liturgique. Après la prière du Notre Père, inutile d’attendre l’embolisme (Délivre-nous de tous mal...) : il ne viendra jamais... Et ainsi de suite... Le constat est souvent le même. Est-ce si difficile pour le prêtre de lire ce qui est écrit dans le missel, tout simplement, sans ajout ni retrait. La liturgie se reçoit dans la foi et l’obéissance. Le missel n’est pas un livre de recettes à adapter au gré des saisons. Il est bon de le rappeler et d’encourager les prêtres qui célèbrent la Messe dans le respect et l’amour des règles liturgiques.
 M.F.