09/04/2017 - Petit historique du Samedi Saint

Petit historique du Samedi Saint

Vers 215, Hippolyte de Rome mentionne dans sa « Tradition Apostolique » (n°20) que l’évêque réunit les candidats au Baptême. Il leur impose les mains et prononce un exorcisme.

Vers 416, le pape Innocent Ier réaffirme l’importance du jeûne du Vendredi Saint et du Samedi Saint. Cette tradition remonte aux apôtres. L’Eglise s’associe à la mort de Notre Seigneur en jeûnant. C’est pour cela que l’on ne célèbre pas l’eucharistie et que l’on ne communie pas aux saintes espèces le Samedi Saint.

A partir du VIIème siècle, il n’y a pratiquement plus de Baptême d’adultes, ce qui engendrera l’abandon de la vigile nocturne pour anticiper une célébration pascale au samedi après-midi. En 1565, Pie V interdit de célébrer la messe l’après-midi, l’entièreté de la « veillée pascale » est célébrée en matinée le samedi.  En 1642, Urbain VIII décide que le Triduum Pascal n’est plus précepte. Les célébrations seront suivies uniquement par les clercs.

En 1951, Pie XII autorise la célébration nocturne de la Veillée pascale "ad experimentum". En 1955, Pie XII rend obligatoire la célébration nocturne de la Veillée pascale après 4 années d’expérimentation. Il rend au Samedi Saint son véritable sens : jour d’attente et de prière en attendant la tombée de la nuit.